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Le Temps de l'humanité

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11 octobre 2008

Sarkozy, ce grand malade

El Paìs - Lluís Bassets - Pour le directeur adjoint d’El País, le président français
“se vautre dans l’exhibitionnisme” et
“rabaisse la
République au niveau de Monaco”.
Une charge violente contre
un Sarkozy atteint d’une “incurable hypertrophie de l’ego”.

Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper­dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.
Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.

Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail

Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.
C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.

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11 octobre 2008

Un continent sous l'influence des narcotrafiquants

Le Pays - Cheick Beldh'or Sigue - A l'instar du sida, le trafic de drogue est
un fléau qui est en train de gangréner l'Ouest africain, s'alarme le
quotidien burkinabé Le Pays. Il faut donc prendre le taureau par
les cornes et empêcher les trafiquants d'asseoir leur pouvoir.

Le continent noir est devenu une véritable plaque tournante de la drogue, si l'on s'en tient à certaines opérations faisant état d'importantes saisies qui, malheureusement, ne représenteraient que la partie émergée de l'iceberg. Le diagnostic est alarmant, car la drogue est en passe de constituer un autre sida pour le continent, depuis que de gros narcotrafiquants ont jeté leur dévolu sur l'Afrique. De plus en plus traqués dans leur pays, ils ont trouvé d'autres débouchés pour écouler plus tranquillement leurs produits de malheur. Et le marché est en pleine expansion.

Ce trafic a des conséquences incalculables pour le continent rendu très vulnérable à ce nouveau fléau à cause de la porosité de ses frontières et la perte des repères et de certaines valeurs ! Rien d'étonnant alors que la jeunesse africaine, toujours empêtrée dans ses problèmes, constitue une proie facile. Dans ces conditions, le crack devient, pour certains jeunes en tout cas, la meilleure façon de se dérober aux réalités existentielles.

Quels profits pour l'Afrique si celle-ci doit assister à un accroissement de la délinquance, à une plus grande dépravation des mœurs, à la dislocation des familles et à la destruction de la jeunesse ? Quel avenir pour l'Afrique si cette jeunesse est mentalement malade ? Si seulement la drogue rendait vraiment service ! Mais elle est un monstre dévastateur et silencieux.

Le trafic de drogue, on le sait, est un secteur qui rapporte gros et tout de suite. Comme on le dit, c'est de "l'argent facile" ! Si facile qu'il faut craindre que certains, à divers niveaux de responsabilité, cèdent rapidement à l'appât du gain facile. Sous d'autres cieux, des cartels se sont solidement construits grâce à une collusion avec les milieux politiques en place. Ils sont devenus si puissants qu'ils financeraient même des campagnes électorales. L'Afrique n'en est, certes, pas encore là. Mais, dans un continent où l'argent compte pour beaucoup dans l'accession au pouvoir d'Etat – moins que les idées –, il ne serait pas étonnant que des aventuriers ayant amassé de grosses sommes dans le narcotrafic se trouvent subitement un destin national.

Il n'est pas encore trop tard. Certes, une lutte est menée sur le terrain. Mais il faudra davantage de remèdes, y compris une plus grande activation des mécanismes sous-régionaux de lutte contre le mal, s'ils existent déjà, pour une meilleure efficacité. On n'irait pas jusqu'à demander que les pays africains s'inspirent de l'exemple de certains pays arabes où un tel délit donne automatiquement lieu à la pendaison. Pour l'Afrique, des peines plus lourdes que celles en vigueur pourraient décourager plus d'un narcotrafiquant.

5 octobre 2008

CORNE DE L’AFRIQUE / FAMINE - 3 millions d’enfants menacés

(Pana) - Environ trois millions d’enfants vivant dans les zones arides et marginalisées de la Corne de l’Afrique sont menacés de mort, de maladie ou des conséquences à long terme de la malnutrition et du déficit en aliments et en eau, met en garde le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans un nouveau rapport.

Dans le rapport rendu public mercredi, à Nairobi, au Kenya, le Directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, Per Engebak, indique que ces enfants représentent une bonne partie des plus de 14 millions de personnes sérieusement affectées, tout en expliquant que ces chiffres enregistrent une tendance à la hausse très inquiétante. Les experts prévoient que des millions d’autres enfants et des familles pourraient être touchés par le phénomène dans la Corne de l’Afrique si des mesures ne sont pas immédiatement prises pour faire face à la crise.

Cependant, les réactions à la crise demeurent décevantes et cela malgré la gravité de la situation. “A ce moment crucial, nous avons besoin d’un leadership national fort et des financements internationaux doivent être rapidement mobilisés. Les dangers sont immenses pour les enfants et leurs familles et nous risquons de ne pas avoir assez de temps pour redresser la situation”, a affirmé M. Engebak. Il a indiqué, ensuite, que la sécheresse est venue compliquer davantage une situation déjà marquée par le pire des conflits que la région troublée a connu depuis des années, notamment dans la majeure partie de la Somalie du centre et du sud et dans certaines zones en Ethiopie.

Les systèmes de gouvernance faibles sont incapables de satisfaire les besoins de la population et, dans certains cas, en arrivent même à entraver les mesures visant l’acheminement des secours, note l’organisme dans son rapport. C’est ainsi que les travailleurs humanitaires, par exemple, sont bloqués par des officiels dans certaines parties de la Corne de l’Afrique et, dans de nombreux cas, sont délibérément pris pour cible par des groupes armés.

“La sécurité est une complication supplémentaire qui entrave les efforts de prise en charge des besoins des populations affectées dans de nombreuses parties de la Corne”, a poursuivi M. Engebak, insistant sur les difficultés d’accès ainsi que sur la hausse vertigineuse des cours mondiaux des céréales vivrières.

Au Kenya, l’on estime que 1,34 million de personnes sont touchées par l’insécurité alimentaire, environ 840.000 de ceux vivant dans les zones pastorales arides et semi-arides et les autres déplacés au cours de la violente crise politique qui avait éclaté au début de l’année. Plus de 95.000 enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes dans les zones ravagées par la sécheresse dans le nord et l’est du Kenya sont malnutris, 10.000 d’entre eux étant gravement touchés. “

4 octobre 2008

Arctique - L’autre guerre froide

Courrier International - Au pôle nord, le réchauffement climatique va beaucoup plus vite que prévu. Ce qui vient aiguiser les appétits pour le contrôle des richesses de la zone. Courrier International constate que la course est déjà bien engagée.

«L’avenir de l’Arctique, ce sera moins d’étendues blanches et davantage d’or noir, signale un rapport [de l’agence gouvernementale US Geological Survey] récemment publié au sujet des réserves pétrolières du Grand Nord. Selon la première estimation globale des ressources en pétrole et en gaz situées au nord du cercle polaire, effectuée par des géologues américains, il se pourrait que la région recèle, sous la glace, un cinquième des réserves d’hydrocarbures non encore découvertes mais récupérables de la planète. Cela représente 90 milliards de barils de pétrole et 47 260 milliards de mètres cubes de gaz, soit environ le tiers des réserves mondiales de gaz connues. L’intérêt de ce rapport est de fournir les premiers chiffres sûrs en ce qui concerne les richesses en hydrocarbures que les cinq pays riverains de l’Arctique – les États-Unis, la Russie, le Canada, la Norvège et le Danemark (via le territoire autonome du Groenland) – convoitent depuis plusieurs années», signale le quotidien britannique The Independent dans un article du dossier de «une» de Courrier International.

Stephen Harper fait mine d’être conscient de la bataille qui s’engage. Mais un article du Globe And Mail dresse un tout autre portrait, le Canada ne serait toujours pas prêt à exercer sa souveraineté dans le nord. Pendant ce temps, Moscou fourbit ses armes, comme le rapporte l’hebdomadaire russe Profil qui note qu’en septembre deux évènements concommitants ont démontré que la Russie ne se contentera pas d’un rôle de figurant.

«Pour la première fois de son histoire, le Conseil de sécurité russe s’est réuni en plein océan glacial Arctique, à Nagourskoïé, sur l’île Alexandra, dans l’archipel François-Joseph. C’est là qu’est installé le poste frontière le plus septentrional de notre pays. Non loin de l’aéroport, les visiteurs moscovites accompagnés des gardes-frontières ont croisé la route de trois ours blancs. Après avoir bien montré qui étaient les patrons dans la région, ces derniers sont nonchalamment retournés dans les glaces. Parallèlement, à l’autre bout de l’Arctique, sur l’île Wrangel, le navire amiral de notre flotte polaire, l’Akademik Fiodorov, débarquait chercheurs et ouvriers chargés de préparer l’installation de notre nouvelle station polaire, la base Ouchakov, pour l’année prochaine. Sur le site du village d’Ouchakovski – dont les habitants sont partis il y a déjà quatorze ans – s’élèvera une station internationale destinée à étudier l’évolution du climat de la planète, à coordonner le trafic sur la route maritime du Nord et à surveiller les centrales atomiques flottantes qui entreront en fonctionnement en 2009 ou en 2010.»

4 octobre 2008

Algérie - Inondations: 33 morts

Associated Press - Les inondations dues à des pluies torrentielles dans la région de Ghardaïa, à 600km au sud d'Alger, ont fait 33 morts et plusieurs dizaines de blessés, selon un nouveau bilan vendredi des autorités algériennes.

Plusieurs centaines de personnes ont été secourues par hélicoptère et quelque 600 maisons ont été détruites, selon l'agence officielle APS. Les orages de mardi et mercredi ont provoqué une montée des eaux, jusqu'à huit mètres, d'un wadi local, une rivière saisonnière qui est asséchée la majeure partie de l'année. Des torrents d'eau boueuse ont déferlé et emporté des véhicules, coupé des routes, lignes électriques, de téléphone et canalisations de gaz.

Les services de sécurité et l'armée participaient aux opérations de secours. Quatre cents tonnes de vivres, 1.000 tentes et 200 000 couvertures ont été envoyées dans la région, selon le ministère de l'Intérieur cité par APS. Les inondations ont provoqué d'importants dégâts,

GhardaJia, ville de 100 000 habitants située dans la vallée du Mzab à la lisière du Sahara, est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO. La région abrite les Mozabites, un peuple berbère musulman.

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4 octobre 2008

Les tempêtes et cyclones ont fait près de 800 morts

Associated Press - Le bilan des quatre tempêtes et cyclones qui ont frappé Haïti en aout et septembre ont fait près de 800 morts, a déclaré vendredi la directrice de la Sécurité civile Maria-Alta Jean Baptiste.

Jusqu'à présent, 793 corps dont 466 pour la seule ville de Gonaïves dans le nord du pays ont été comptés et d'autres continuent à être rétrouvés, a-t-elle précisé. Les tempêtes et cyclones ont également détruit 60% des cultures du pays ainsi que des milliers d'habitations, ponts et routes.

29 septembre 2008

Le plan de sauvetage des banques arrive devant le Congrès américain

USA TODAY - Les chefs de file du Congrès américain et l'administration Bush ont scellé le 28 septembre un accord à l'arraché pour tenter de sauver le secteur bancaire de l'effondrement. Après un week-end de négociations marathon, le ministre des Finances Henry Paulson a réussi à convaincre de la nécessité d'injecter 700 milliards de dollars pour racheter les créances douteuses des banques ébranlées par la crise de l'immobilier. L'accord doit être soumis au vote de la Chambre des représentants ce lundi et du Sénat mercredi.

28 septembre 2008

Un éditorial sur CBC.ca sème la colère des médias de la droite américaine

Lee-Anne Goodman, LA PRESSE CANADIENNE - WASHINGTON - La journaliste canadienne Heather Mallick est la cible d'une vaste colère de la part des médias de droite des Etats-Unis et leurs adeptes après avoir rédigé un éditorial dans lequel elle a traité Sarah Palin "d'ordure blanche" (white trash).

L'article publié le 5 septembre dans le site Internet de la CBC, et intitulé "A Mighty Wind Blows Through the Republican Convention" (Un puissant vent souffle sur la convention républicaine), avait déjà fait l'objet de sévères critiques de la part de médias au Canada.

Mais le réseau Fox News s'est emparé de l'affaire cette semaine, et est tombé à bras raccourcis sur Mme Mallick. Le réseau américain a notamment vilipendé la journaliste canadienne pour avoir écrit que la candidate à la vice-présidence des Etats-Unis était populaire auprès "des pauvres de race blanche" à cause de son "allure atténuée d'actrice pornographique".

Mme Mallick a réagi en affirmant que ses commentaires étaient tièdes en comparaison avec les insultes qui lui ont été adressées depuis.

Greta Van Susteren, animatrice au réseau Fox News, l'a traitée de "cochonne". Mme Mallick a aussi été qualifiée de musulmane pakistanaise démentielle par des commentateurs sur les sites de messages du site Internet Fox et a reçu des courriels au contenu violent et menaçant, dont certains incluaient des insultes antisémites, alors qu'elle n'est ni juive, ni musulmane.

"J'aimerais vous frapper à la mâchoire et fracasser chacune de vos dents. Viens me voir, putain, j'ai quelque chose pour toi!", lui a écrit un dénommé Dave Jones.

D'autres messages acheminés dans le site Internet de Fox News contenaient de forts sentiments anti-canadiens.

"Le Canada est composé de petites villes et la plupart, sinon la totalité des citoyens ont des ancêtres parmi leurs 'cousins beaufs' et ont encore de la parenté aux Etats-Unis", a écrit un auditeur.

Un autre s'est fait plus cinglant encore: "Ces imbéciles et ignorants au nord sont incapables de fermer leur trappe alors que ce n'est pas de leurs préoccupations socialistes... La République populaire du Canada n'est pas l'ami des Etats-Unis!".

La journaliste qui travaille à Toronto a reconnu avoir été secouée par les nombreux et cinglants commentaires qui lui ont été adressés. Toutefois, elle soutient en même temps qu'ils lui ont permis de solidifier ses arguments selon lesquels de nombreux partisans du Parti républicain prônent la bigoterie et sont étroits d'esprit.

"Les réponses à mon éditorial confirment mon opinion au sujet des adeptes de l'extrême droite aux Etats-Unis: ils sont des misogynes enragés", a déclaré Mme Mallick lors d'une interview accordée samedi.

"Les messages violents et menaçants sont une chose - et c'est facile de s'en débarrasser - mais les messages antisémites étaient troublants, a ajouté Mme Mallick. Je ne suis pas juive, mais c'est un honneur que de recevoir un tel qualificatif. Je considère qu'il s'agit d'un merveilleux compliment."

28 septembre 2008

La grande misère des campagnes

MAGARPATTA (Inde) - Julien Bouissou - Le Monde - Alors que l'Inde prévoit une croissance de 9,2 % pour 2007, la part de l'agriculture dans le produit national brut ne cesse de décliner. Elle emploie 60 % de la population active pour seulement 18 % du produit intérieur brut.

La différence de niveau de vie entre les villes et les campagnes est considérable. Au sud de New Delhi, 60 % des habitants possèdent un compte en banque et 50 % un téléphone portable ; dans la région de Kishangani au Bihar, au nord, seuls 5 % des habitants ont un compte en banque et 0,4 % un téléphone.

Le symptôme le plus tragique du malaise agricole est la vague de suicides qui décime les cultivateurs de coton à Vidarbha, dans l'Etat du Maharashtra. Depuis vingt mois, au moins 1 500 agriculteurs se sont donné la mort.

La région souffre d'un manque d'infrastructures : seulement 7 % de terres irriguées à Vidarbha, contre 16 % en moyenne dans le Maharashtra. Le 1er juillet 2006, le premier ministre Manmohan Singh annonçait une aide de 680 millions d'euros aux planteurs de coton frappés par la baisse des cours. Aujourd'hui, le dixième de cette somme a été dépensé...

PROJET D'INFRASTRUCTURES

En passant directement à une économie du savoir, le secteur industriel n'a pas absorbé la main-d'oeuvre agricole, souvent illettrée. Les parcelles de terres cultivées sont souvent très fragmentées, avec pour conséquence une faible productivité. La production de riz par hectare est moins importante en Inde qu'en Birmanie.

Le décollage récent de l'industrie manufacturière aurait pu donner une lueur d'espoir aux agriculteurs. Mais elle se traduit par de nombreuses expropriations afin de créer des zones économiques.

A Nandigram, le gouvernement communiste du Bengale occidental a abandonné le projet de convertir 4 000 hectares de terres agricoles en une zone économique spéciale, après les manifestations de villageois opposés au chantier. Quatorze d'entre eux, le 14 mars, avaient trouvé la mort lors d'affrontements avec la police.

Pour sortir les agriculteurs de la crise, le gouvernement mise sur un vaste projet de construction d'infrastructures, estimé à 350 millions de dollars. Il permettrait à l'industrie manufacturière de se développer, offrant ainsi un débouché à la main-d'oeuvre rurale, mais il désengorgerait aussi le secteur agricole. Faute de transport adéquat, le quart de la production agricole est aujourd'hui gaspillé.

27 septembre 2008

La forte tendance négative de fonte de l'Arctique se confirme en 2008

WASHINGTON (Presse Canadienne) - La fonte de l'Arctique est terminée pour l'année en cours, et la glace s'est réduite à sa deuxième plus petite superficie en une génération, a indiqué mardi le Centre national américain de données sur la neige et la glace.

L'agence gouvernementale a précisé que le record de 2007 n'avait pas été éclipsé, mais que la fonte de cette année confirmait la forte tendance négative observée au cours des 30 dernières années.

Le centre a rapporté que la glace de l'Arctique avait une dimension de 4,5 millions de kilomètres carrés le 12 septembre. La glace a depuis ce jour amorcé son cycle annuel de croissance en raison du rafraîchissement automnal de la température.

La taille minimum de 2008 est la deuxième plus petite enregistrée depuis 1979, et est 2,2 millions de kilomètres carrés en-dessous du minimum moyen entre 1979 et 2000.

En dépit de températures généralement plus fraîches cet été, le minimum de 2008 est seulement 390 000 kilomètres carrés ou 9,4 pour cent de plus qu'en 2007.

Les effets du réchauffement de la planète et des changements climatiques sur l'Arctique ont fait l'objet de plusieurs études et alimenté bon nombre de débats à travers le monde.

Plus tôt cette année, le Fonds mondial pour la nature (WWF) a livré un rapport suggérant que le climat dans l'Arctique changeait encore plus rapidement que les scientifiques l'avaient prédit.

L'organisme a soutenu que la réduction des glaces de l'Arctique avait accéléré massivement depuis 2005, alors que les projections qui tiennent compte de facteurs comme l'absorption croissante par l'eau libre de la chaleur du soleil laissent croire que la glace estivale pourraît disparaître d'ici cinq à 32 ans.

La taille de la vaste calotte glaciaire du Groenland se réduirait aussi plus rapidement qu'anticipé.

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